L'euro a plombé le PIB de la France de 12 % selon une étude

 

 

          Les experts plus ou moins chevronnés et les sibyllins clercs économiques ne manquent pas lorsqu’il s’agit de décrire la situation apocalyptique dans laquelle la France se serait retrouvée si l’euro ne nous avait pas « protégé »  de la crise.

 

Ces économistes flirtant parfois avec le conflit d’intérêt ne s’aperçoivent pas, qu’en réalité, l’euro nous protège, mais de la croissance !

 

Une récente étude (janvier 2014) menée par les professeurs Pedro Gomis Porqueras et Laura Puzzello (Universités Deakin et Monash) apporte de l’eau au moulin des détracteurs de la monnaie unique.

 

Il en ressort que les « grands » pays de la zone euro (Allemagne, France, Italie) n’ont pas profité de l’euro. Pis, selon eux, « l’estimation suggère que le PIB par habitant aurait été supérieur si l’euro n’avait pas existé ». En effet, ils estiment l’impact négatif de la monnaie unique sur la France à 11,9 points de PIB par habitant ! Soit environ 240 milliards d’euros ! En clair, si l'euro était resté dans les tiroirs de nos dirigeants, le revenu par habitant de la France aurait pu être plus élevé de 12 points ! (cf Tableau)


 

 

La monnaie unique n’a enrichi que des petits pays, comme les Pays-Bas ou l’Irlande, qui ont su tirer profit du commerce intra-union européenne.

 

Il faut se remémorer la nombreuse littérature économique (parfois subventionnée) spéculant sur l’apport supposé de l’euro et les vertus intrinsèques de la monnaie unique. On se souvient notamment d’A.Rose annonçant en 2000 que l’euro (alors d’existence récente) engendrerait une augmentation des échanges commerciaux de 300%. Au final, aucun accroissement n’eût lieu, tout au plus 6% (Kelejian, 2011).

 

En effet, ce papier confirme les esprits naguère rétifs à l’idée de monnaie unique européenne et qui passèrent alors pour des cassandres : la zone euro ne sera jamais une zone monétaire optimale (ZMO). Les Etats qui ont subi le moins de perte due à l’euro sont ceux ayant un cycle économique synchronisé avec le reste de la zone, qui sont plus ouverts au commerce intra-zone, et ayant une mobilité des travailleurs (émigration/immigration …) plus grande… Donc correspondant le plus aux traits caractéristiques d’une ZMO tels qu’énoncés notamment par R.Mundell en 1961.

Il en résulte que le modèle économique français, fortement tourné sur son marché et sa demande intérieurs, n’est pas adapté à l’euro.

 

 

Conscient que leurs discours fantasmés et louangeurs sur les bénéfices économiques de l’euro se heurtent à la réalité sociale des pays de la zone, certains (comme Sylvie Goulard) choisissent de ressortir le bon vieil argument de l’Europe politique : l’euro n’est pas un projet économique mais politique, et devra se juger sur le long terme. En somme, sabordons notre économie pour sauver l’euro, monnaie politique, qui ne fonctionnera jamais.

« On ne faut pas d’omelette (fédéralisme) avec des œufs durs (les nations européennes) » disait le Général. Pour les apprentis alchimistes de Bruxelles, la cuisine politique et économique est encore une science bien obscure.

Écrire commentaire

Commentaires : 1
  • #1

    Kimberli Santo (mardi, 24 janvier 2017 16:00)


    You really make it appear so easy together with your presentation but I in finding this matter to be actually one thing which I believe I might never understand. It kind of feels too complicated and extremely extensive for me. I'm taking a look ahead in your next publish, I'll try to get the cling of it!